Associés et apports
Une SCI réunit au moins deux associés. Chacun apporte de l'argent ou un bien ; l'apport d'un immeuble suppose un acte notarié pour la publicité foncière. La répartition du capital détermine les droits de chacun.
La maison familiale, un terrain à bâtir, un bien locatif : la société civile immobilière permet de détenir l'immobilier à plusieurs selon des règles que vous fixez vous-mêmes, plutôt que de subir celles de l'indivision.
Avocate au barreau de Saint-Pierre, je vous accompagne dans la création de votre SCI familiale à La Réunion, la rédaction de statuts adaptés à votre famille, la transmission des parts et, le cas échéant, le règlement des différends entre associés.

Dans l'indivision, la loi fixe les règles ; dans une SCI, ce sont les statuts.
Lorsque plusieurs membres d'une même famille détiennent un bien en indivision, les décisions importantes exigent une majorité qualifiée, voire l'unanimité, et chacun peut à tout moment demander le partage. La SCI apporte de la stabilité : le bien appartient à la société, les membres de la famille détiennent des parts, et un gérant administre le bien selon les pouvoirs que lui confèrent les statuts. À La Réunion, où le foncier familial a une forte valeur affective, c'est un outil fréquemment utilisé pour conserver un bien dans la famille sur plusieurs générations.
La SCI est aussi une réponse préventive : elle permet d'éviter les blocages que connaissent tant de familles réunionnaises, détaillés dans notre page : en savoir plus sur la loi Letchimy.
Des statuts types conviennent rarement à une famille. Chaque clause mérite d'être pensée au regard de votre projet.
Une SCI réunit au moins deux associés. Chacun apporte de l'argent ou un bien ; l'apport d'un immeuble suppose un acte notarié pour la publicité foncière. La répartition du capital détermine les droits de chacun.
Les statuts désignent le ou les gérants, définissent leurs pouvoirs et fixent les majorités requises pour les décisions collectives : vendre, emprunter, réaliser des travaux, modifier les statuts.
Elle permet aux associés de contrôler l'entrée de nouveaux membres. La loi impose déjà l'agrément de tous les associés pour les cessions à des tiers (article 1861 du code civil), mais les statuts peuvent aménager ce régime, notamment pour les cessions entre membres de la famille.
Les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leurs parts (article 1857 du code civil). La SCI relève par défaut de l'impôt sur le revenu, avec une option possible pour l'impôt sur les sociétés, dont les conséquences doivent être mesurées avant toute décision.
La SCI facilite la transmission : plutôt que de donner un bien entier, vous pouvez donner des parts sociales, par étapes, à vos enfants ou petits-enfants, en tenant compte des abattements qui se reconstituent tous les quinze ans. La donation peut porter sur la nue-propriété des parts, vous permettant de conserver l'usufruit — et donc les revenus — tout en préparant la suite. Les modalités et les précautions à prendre sont présentées dans la page consacrée à la préparation d'une donation-partage à La Réunion.
Les statuts jouent ici un rôle central : répartition des pouvoirs entre usufruitier et nu-propriétaire, maintien de la gérance entre les mains des parents, agrément des héritiers en cas de décès d'un associé. Une SCI bien rédigée permet aux parents de transmettre la valeur du bien tout en gardant la maîtrise de sa gestion.
Une SCI suppose une vie sociale réelle : tenue d'une comptabilité, assemblées, procès-verbaux, suivi des comptes courants d'associés. Une société qui n'existe que sur le papier expose ses associés à des difficultés, notamment en cas de litige ou de contrôle. Le choix du régime fiscal et la mise en location éventuelle du bien doivent aussi être anticipés dès la création.
Les désaccords entre associés sont fréquents lorsque la SCI réunit plusieurs branches familiales. Plusieurs outils existent : le droit d'information de chaque associé sur les affaires sociales (article 1855 du code civil), la révocation du gérant par les associés ou par le juge pour cause légitime (article 1851), le retrait d'un associé dans les conditions prévues par les statuts ou autorisé par décision de justice pour justes motifs (article 1869), et en dernier recours la dissolution anticipée pour mésentente paralysant le fonctionnement de la société (article 1844-7).
J'interviens pour prévenir ces situations dès la rédaction des statuts, puis pour conseiller ou défendre les associés lorsqu'un conflit survient, devant le tribunal judiciaire compétent à La Réunion.
Ce n'est pas obligatoire, mais des statuts adaptés à votre famille évitent bien des blocages futurs. L'avocat rédige les statuts, conseille sur la répartition du capital, la gérance et les clauses d'agrément, et peut accomplir les formalités d'immatriculation.
C'est possible, mais cela emporte des conséquences juridiques et fiscales qui doivent être étudiées au préalable, en particulier selon le régime fiscal de la société et l'occupation du bien par un associé.
En cédant ses parts, sous réserve des règles d'agrément, ou en exerçant un droit de retrait prévu par les statuts ou autorisé par le juge pour justes motifs. En cas de mésentente paralysant la société, sa dissolution peut être demandée au tribunal.
Elle permet surtout de transmettre progressivement, par des donations de parts échelonnées dans le temps et en profitant des abattements renouvelables. L'avantage réel dépend de votre situation et doit être apprécié au cas par cas, sans automatisme.
La SCI familiale est l'un des outils de structuration que je mets en œuvre en tant qu'avocat en droit du patrimoine à La Réunion. Elle gagne à s'inscrire dans une réflexion globale sur la détention et la transmission de votre patrimoine.
Projet de SCI familiale, transmission de parts ou désaccord entre associés ? Présentez-moi votre situation : l'échange est confidentiel et couvert par le secret professionnel.